Gardens of The Moon de Steven Erikson

Je l’ai donc enfin fini en début de semaine après avoir failli renoncer plusieurs fois ! Voyons donc ce premier aperçu de l’immense univers qu’est l’Empire Malazéen (la série fait 10 volumes).

Synopsis :

L’Empire Malazéen ne cesse de s’étendre grâce à des guerres de conquête, et l’Impératrice du moment a décidé de conquérir tout le continent de Genabackis. Mais cette fois-ci, l’armée malazéenne a des adversaires de tailles pour sa conquête de Darujhistan (la dernière cité libre) : Anomander Rake, être immortel et sorcier puissant, Caladan Brood  un chef de guerre redoutable et des mages puissants qui dirigent la cité…

 

 

J’ai eu beaucoup de mal à me plonger totalement dans l’histoire malgré certaines qualités indéniables.
En effet, l’univers est complexe et le lecteur est « nacé » dedans sans filet. On a certaines réponses dans le livre, mais apparemment, il y a des mystères qui ne trouvent leurs réponses que dans le cinquièem tome ! J’ai fini par trouver mes marques et accepter de rester dans le flou pour certaines choses (dieux, races…), mais c’est difficile de s’y retrouver au début !

Cependant, la fin du roman rassemble bien tous les rouages disséminés pour un final assez efficace qui résoud les axes majeurs tout en laissant plusieurs ouvertures pour la suite.

Après, si les tomes suivants sont bien construits et que la révélation des mystères vaut cette attente, ça peut être génial hein, c’est juste dommage que l’introduction soit intimidante !

On sent que l’auteur a pensé son univers dans tous ses détails (c’est presque tolkienesque parfois !), la série s’annonce ambitieuse !

 

Venons-en au défaut majeur du roman.
Nous suivons de nombreux personnages à différents endroits et dans différents camps. Une fois encore, cela n’aide pas à l’immersion, d’autant plus qu’il faut attendre la dernière partie du livre pour qu’ils interagissent vraiment entre eux !

De plus, l’auteur a du mal à les rendre vivants et attachants, on change trop souvent de points de vue pour que tous les personnages soient développés…La seule exception possible est celle du quatuor de Darujhistan qui est davantage mis en scène dans la deuxième moitié, mais même eux ont des motivations assez vagues ou hermétiques…

C’est un vrai problème de ne pas avoir de personnages pour lesquels on ressent de l’empathie, d’autant plus que l’univers présenté est sombre et cynique, tout en tonalité de gris, assez proche d’un Martin. Or, moi qui recherche d’abord l’évasion dans la lecture, j’ai d’autant plus besoin d’ancres dans un univers sombre : ce n’est que parce que je me préoccupe de mes personnages préférés que je peux supporter facilement la violence du Trône de Fer !
Dans ce premier volume, entre les cyniques et les personnages trop naïfs et manipulables, j’ai eu bien du mal à me soucier du danger dans lequel ils plongeaient ! Ca s’arrange un peu vers la fin, avec Paran qui prend son destin en main et le quatuor dont on cerne mieux les motivations et les compétencesn, mais c’est « too little, too late » !

 

 

Conclusion :

Un premier volume intéressant mais qui n’a pas remporté mon adhésion émotionnel ! Malgré tout, l’univers est original et plein de potentiel, et j’ai lu des critiques qui disent que l’auteur corrige le défaut principal du roman (les personnages fades et/ou détestables) ! Je me laisserai peut-être tenter par le tome 2 pour lire ça de mes propres yeux !

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