Une douce flamme de Philip Kerr

Ce livre est la suite de La trilogie berlinoise une série de polars historique dans l’Allemagne nazie et d’après-guerre que j’avais adorée ! Les livres de Philip Kerr sont très prisés à la bibliothèque, donc quand j’ai vu qu’il était disponible juste avant mes vacances, j’ai sauté sur l’occasion (même si je viens de me rendre compte que j’ai sauté un volume, La Mort, entre autres) !
Légers spoilers (début du roman et personnages) !

Synopsis :

1950. Suite à une erreur d’identité avec un nazi pur jus, Bernie Gunther s’est retrouvé obligé de fuir en Argentine. Il rencontre Peron, sa femme et le chef de la police de Buenos Air. Ce dernier connaît la réputation de Bernie et se tourne vers lui pour résoudre une affaire de crimes sexuels et la disparition d’une jeune fille…

 

Je ne connais pas bien l’Argentine de cette époque, mais, comme tout le monde, je savais que la dictature péroniste était corrompue et sans scrupule (notamment grâce au film Evita). Mais le roman nous emmène véritablement dans les dessous sordides de cette dictature hypocrite.

Comme d’habitude avec Kerr, on est happé dès les premières pages et on ne peut plus s’arrêter. Outre la dictature argentine, l’auteur nous transporte également dans les dernières  heures de la République de Weimar, dans une atmosphère pré-apocalyptique.

Je ne lis pas beaucoup de romans policiers, mais j’ai un gros faible pour les polars historiques, ceux qui réussissent à créer une atmosphère particulière (j’ai également adoré Enfant 44 et Kolyma, polars de Tom Rob Smith qui se passent dans l’URSS stalinienne).
De plus, Bernie est un héros attachant : il a un sens de l’honneur et essaye de faire ce qui est juste, mais a aussi sa part d’ombre.
Le personnage est clairement un hommage aux grands détectives du roman noir, mais l’auteur parvient à le rendre humain et à en faire davantage qu’un simple stéréotype.

Les personnages secondaires sont également travaillés : le colonel fait un antagoniste tout à fait crédible et détestable, et Anna peut être vu comme une femme fatale, mais s’intègre parfaitement au contexte.

Le roman est rythmé, alternant entre les flashbacks, les 2 affaires dont Bernie s’occupe en Argentine et de multiples rebondissements !

Tout comme la BD Blacksad, il s’agit d’une réinvention moderne très réussie du genre noir en le mêlant au genre du polar historique !

 

Conclusion :

Un excellent polar historique noir avec des personnages charismatiques et un contexte intéressant ! Par contre je ne lirais pas ce genre de livre tous les jours : l’atmosphère sombre et poisseuse qui parcourt les aventures de Bernie finirait par être trop pesante !

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Une Réponse

  1. […] 9)  Hôtel Adlon de Philip Kerr  : j’aime les polars historiques, et la série mettant en scène Bernie Gunther à une époque particulièrement difficile est une vraie réussite ! Et puis, je l’ai […]

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