Cities in Flight de James Blish

J’ai mis du temps à finir ce livre, parce qu’il s’agit en fait d’un recueil de 4 courts romans (dans le même univers mais sans clifhangers à la fin), donc j’ai fait des pauses entre chaque roman ! Encore un classique de l’âge d’or de la SF pour le challenge Summer Star Wars !

Synopsis :

Alors que la Guerre Froide a fini par rendre les gouvernements totalement paranoïaques et freiné l’avancée de la science, un homme tente de trouver un moyen de dépasser le système solaire pour coloniser les étoiles…Ses découvertes donneront naissance à de gigantesques cités-vaisseaux qui voyagent au travers de la galaxie…

 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture ! Si certains éléments ont vieilli, l’auteur a su anticiper certaines évolutions, comme le fait que les hommes se servent des ordinateurs comme mémoire pour les faits bruts (bon, il n’a pas bien anticipé leur miniaturisation et accessibilité, par contre !).
J’ai trouvé la manière de vaincre les distances spatiales assez originale : pas d’hyperespace ou de trous-de-ver, mais d’immenses vaisseaux et des humains virtuellement immortels !
Il y a également le discours sur l’absence d’intérêt vis-à-vis de la recherche spatiale qui aurait (malheureusement) pu être écrit aujourd’hui…

La vision de la femme est déjà un peu plus moderne que celle de Gunn et Williamson : il y en a une qui travaille, une autre qui se révèle particulièrement sage… Par contre, il y en a une qui évolue vraiment mal au fil des romans, elle m’a de plus en plus agacée !

Les romans sont assez brefs et les intrigues avancent donc à un bon rythme, mais je n’ai pas aimé les multiples digressions techniques, datées et ennuyeuses ! La hard science, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, il n’y a que Westerfeld et son Risen Empire qui a réussi à faire passer la pilule scientifico-scientifique !

Si j’ai ressenti de l’empathie pour les personnages des 2 premiers romans, j’ai eu plus de mal à m’attacher au protagoniste des deux derniers. En effet, j’ai trouvé Amalfi bien trop froid, calculateur et grand stratège (ses plans réussissent toujours) pour pouvoir l’apprécier ! Et ses relations avec les autres personnages sont détestables : ils les utilise, il est cruel et critique…

De ce fait, ça m’a un peu gâché Earthman,Come Hme et The Triumph of Time, l’intégralité de l’intrigue ou presque est vue par ses yeux ! C’est dommage, l’évolution de l’humanité est assez intéressante !

 

 

Spoilers généraux sur le ton et certains points de l’intrigue !

Le premier roman, They Shall Have Stars est une préquelle et raconte l’invention qui permettra la naissance des « Okies » (les cités nomades), le tout dans un style marqué par la Guerre Froide et l’espionnage. Il possède un certain charme suranné et est assez court pour ne pas être ennuyeux.

A Life for the Stars est sans aucun doute mon roman préféré de cette tétralogie : on découvre l’univers et la Cité de New York par les yeux d’un nouveau venu, Chris, qui se retrouve là contre son gré au début. J’ai trouvé le personnage sympathique et l’ai suivi avec plaisir dans cette intrigue initiatique !

Earthman, Come Home a une intrigue assez ambitieuse et nous fait vivre les avancées scientifiques et les remous politiques de près grâce à la cité de New York toujours là au bon endroit au bon moment pour y avoir un rôle-clé. Mais Amalfi est vraiment trop parfait, il vient à bout de tous les obstacles sans aucune difficulté ! Cela manque aussi d’intensité : ce qui aurait pu être un climax plein de suspens avec le fort vegan est expédié en 2 minutes et avec beaucoup d’explications techniques !  De plus, je n’ai guère goûtéle destin du protagoniste du roman précédent, évoqué en 2 lignes en tout et pour tout ! Enfin, après une première apparition impressionnante, Dee se révèle être une véritable potiche !

The Triumph of Time aborde des thèmes plus métaphysiques  avec la fin de l’univers. Amalfi reste toujours le protagoniste central, même si Webster et Estelle nous accordent quelques respirations bienvenues ! A l’opposé, Dee n’est plus la potiche naïve mais la potiche mégère et mère-poule !  Le côté hard science est vraiment très présent dans cet ultime opus, et il y a des pages entières que j’ai sautées pour y échapper ! Par ailleurs, je trouve cette fin frustrante et trop ouverte ! Dans le genre, j’ai préféré 2001, l’odyssée de l’espace plus poétique (le livre, hein, pas le film bien trop chiant heu lent et incompréhensible pour être intéressant au niveau scénaristique) !

 

 

Conclusion :

Ce livre de l’âge d’or est très intéressant à lire pour les amateurs de space-opera, et reste globalement plutôt distrayant. Hélas, il a aussi les défauts de son époque : le traitement hommes-femmes n’est pas satisfaisant, les idées prennent souvent totalement le pas sur le développement de personnages complexes et crédibles… Bref, ce livre manque un peu d’âme et d’émotions pour être un vrai coup de cœur !

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Une Réponse

  1. […] Ce livre a été lu dans le cadre du Summer Star Wars et grâce aux conseils de milathea ! Il s’agit une fois encore d’un space-opera écrit durant l’âge d’or de la SF, mais cet ouvrage a quelque chose de plus que Le pont sur les étoiles ou Cities in Flight… […]

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