Space-opera : vers l’infini et au-delà (1) !

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé regarder les étoiles (d’autant plus qu’ayant grandi en région parisienne, les occasions de le faire étaient rares) ! Pas pour repérer les constellations (à la grande incompréhension de mes amis masculins pour lesquels une action a forcément un but concret) , non, simplement pour rêver. En effet, on prend vraiment conscience de l’immensité de l’univers et des mystères qu’il nous reste à découvrir sous les milliers d’étoiles inacessibles.
C’est pour ça que j’adore le space-opera : pour cette même capacité à m’émerveiller, à me transporter dans ces systèmes stellaires imaginaires, à créer et révéler des mystères et des races fascinantes…J’apprécie aussi beaucoup le planet-opera qui recrée un monde avec ses particularités !
Et puis il y a une ambiance généralement épique dans ces deux genres : les enjeux sont immenses (échelle planétaire, galactique, universelle…) et le genre reste généralement plutôt optimiste, contrairement au cyberpunk ou à l’anticipation, par exemple, ce qui est un plus pour moi qui est souvent du mal avec les histoires sombres !
Le space-opera moderne est aussi majoritairement humaniste et plus complexe (fini les courageux humains contre les méchants extraterrestres) et s’interroge d’ailleurs souvent sur la nature et le rôle de l’humanité !
Je me rends d’ailleurs compte que mon sous-genre préféré de fantasy est sans doute la high fantasy (le steampunk est trop à la croisée des genres, parfois SF, parfois fantasy) qui a lui aussi des enjeux épiques, un ton optimiste, des races non-humaines exotiques…

Ce dossier ne sera pas exhaustif : je me contenterai d’y présenter les oeuvres qui m’ont marquée, celles que j’estime intéressantes ou indispensables !

Dessins animés

Les dessins animés ont (une fois encore) été mon premier contact avec le genre, mais il y en a nettement moins que des dessins animés sur l’Histoire ! Il y a deux titres qui ont marqué mon enfance :

– Il était une fois… l’espace : qui anticipe un avenir optimiste pour l’humanité au sein des étoiles !
Il s’agit de la seule série de SF dans tous les Il était une fois !

– Ulysse 31 : space-opera et mythologie au sens premier du terme ! Ca a d’ailleurs été mon premier contact avec Homère ! J’en garde de bons souvenirs, même si je ne suis pas sûre que la série est super bien vieillie avec un robot agaçant et des enfants qui se fourrent toujours dans le pétrin…

Plus tard, parmi les rares animés que j’ai aimé, le space-opera se taille la part du lion !

 

– Scrapped Princess (spoilers sur l’intrigue !) : je l’ai vu il y a quelques années et c’est un des très rares animés à m’avoir séduite ! En effet, si on commence dans un mon de fantasy classique, on se rend compte peu à peu qu’on est plutôt dans un planet-opera…La série mêle bien le drame et l’humour et la fin est ouverte mais assez satisfaisante, chose rare dans les mangas et animés !

Captain Tylor : j’ai bien aimé cet animé aussi ! On est dans un vrai space-opera avec vaisseaux et extraterrestres (forcéments humanoïdes et avec des filles très jolies !) ! L’ambiance parodique est réussi avec un héros qui oscille entre l’idiot chanceux et le génie caché et un équipage de losers qui vont finalement se révéler former une excellente équipe…cliché du space-opera, mais bien réalisé ici !

 

 

Romans

J’ai découvert le space-opera littéraire un peu plus tard que la fiction historique. Oui, mine de rien, il n’y avait pas tant de space-opera en littérature jeunesse dans les années 90 et j’ai fait mes premières armes SF avec La Trilogie des Tripodes de John Christopher (résistance à une invasion extraterrestre et post-apocalyptique) et Les Conquérants de L’impossible de Philip Ebly ( série Bibliothèque Verte principalement centrée sur les voyages dans le temps avec quelques mondes perdues et réalités virtuelles qui se baladent !) ! J’ai du lire mes premiers romans de space-opera vers 9/10 ans. Il y a deux séries avec lesquelles j’ai découvert le genre, les deux étant d’ailleurs dans la même collection (Pleine Lune) ! Ensuite, j’ai enchaîné sur les bibliographies des quelques auteurs connus de cette époque : Alain Grousset et Danielle Martinigol !

 

– Aïna, fille des étoiles de Christian Grenier : une série très sympa avec ennemis récurrents, empire maléfique, voyages galactiques et temporels, secrets familiaux…

– Kerri et Mégane de Kim Aldani (nom de plume d’Alain Grousset et Danielle Martinigol, deux auteur-phare de la SF jeunesse des années 90 !) : une série distrayante avec des épisodes assez indépendants mais des personnages secondaires récurrents ! On visite de nombreux mondes et découvrent de nombreuses races extraterrestres exotiques !

– Les oubliés de Vulcain de Danielle Martinigol : sans doute LE chef-d’oeuvre de cette auteure ! C’est un planet-opera initiatique et écologique qui parle aussi de manipulations génétiques (possibilités et dangers), avec une histoire d’amour, une belle amitié…un de mes livres SF préféré dans mes lectures de jeunesse !

Psion de Joan D. Vinge : une autre lecture très marquante ! Ce space-opera est assez sombre, et je ne sais pas pourquoi il était classé en jeunesse à la bibliothèque à l’époque ! Quoi qu’il en soit, l’humanité a rencontré une race extraterrestre très proche d’eux (les Hydrans). La seule différence, c’est qu’ils sont pacifiques et disposent de dons psychiques (télépathie, télékinésie et téléportation). Vous imaginez la réaction de l’humanité…Les Hydrans ont été parqué sur leur planète et sont rejetés partout dans la galaxie. Le héros est un des rares hybrides et n’a pas une vie facile, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il y a presque une ambiance cyberpunk dans ce décors de space-opera, avec des fins mitigées, un héro blasé, des entreprises très puissantes…Les romans sont difficilement trouvables aujourd’hui, c’est dommage, ils sont très bons !

Les mondes décalés d’Alain Grousset : un planet-opera et la rébellion d’une jeune fille contre un système tyrannique qui interdit toutes avancées technologiques et ecigent régulièrement des jeunes gens (dont le frère de l’héroïne) pour servir de « gardiens » dans les mystérieux « mondes décalés »… un roman très sympa avec une héroïne dynamique et une exploitation intéressante du concept d’univers parallèle !

La Guerre des livres d’Alain Grousset : je l’ai lu adulte, mais ça a été une lecture agréable ! Deux empires galactiques sont en guerre, dont un qui veut supprimer tous les livres, notamment la planète-bibliothèque qui sauvegarde ces antiquités…c’est alors qu’un pilote ennemi se retrouve coincé sur la planète et entre en contact avec des livres…

Les passe-vents d’Alain Grousset : Encore un roman lu récemment ! Un peu cours à mon goût, mais ça reste un planet-opera prenant avec une planète soumise à des vents incroyables (et à une tyrannie injuste, of course !) ! Il y a des éléments de fantasy comme souvent avec le planet-opera : jeune orphelin aux origines mystérieuses, noblesse qui abuse de son pouvoir…

J’ai aussi lu pas mal de chouettes planet-opera au message écologique et pacifiste (Mon prof…de Bruce Corville, La trilogie des Abîmes de Danielle Martinigol, vraiment sympa avec son partenariat avec les Abîmes, Gandahar de Jean-Pierre Andrevon, Kaena, la prophétie de Pierre Bordage…) ! Le dernier que j’ai lu et qui est dans le haut du panier est :

La Quête de l’Espérance de Johan Heliot (3 volumes) : une excellente trilogie jeunesse où l’on commence par un récit d’aventure avec pirates du désert pour finir sur un beau planet-opera avec technologie cachée, complots, espoir…

 

Le space-opera est également un des premiers genres qui m’a donné envie d’aller voir du côté du secteur adulte. Non , parce que je ne veux pas dire, mais les éditeurs français généralistes font rarement des efforts pour attirer l’oeil, la plupart des livres ont des couvertures franchement fades ! La SFFF est l’exception, ses couvertures ne sont pas toujours jolies, mais elles laissent rarement indifférent !

Les Guerriers du Silence de Pierre Bordage : premier space-opera pour adultes que j’ai lu (vers 12/13 ans), cette histoire flaboyante, héroïque, tragique…m’a totalement conquise ! Il reste un de mes classiques personnels !

– Hypérion/Endymion de Dan Simmons : autre space-opera lu durant mon adolescence et un des chef-d’oeuvre du genre ! On y trouve du mystère, des enjeux galactiques, des complots par des pouvoirs occultes et de multiples références littéraires (notamment à Keats) ! Il faut un peu de temps pour être pleinement dedans, mais ensuite c’est un délice jusqu’à la fin !

Illium de Dan Simmons : je l’ai lu l’année dernière et j’ai beaucoup aimé ! Si j’ai une fois encore mis du temps à totalement accrocher, le récit est amitieux et riche et naturellement très littéraire (forcément, on parle d’une réécriture de la Guerre de Troie !) ! Il faut que je lise la suite pour me faire une avis définitf !

Chroniques martiennes de Ray Bradbury : un planet-opera poétique et mélancolique qui parle de la décadence d’une civilisation et des effets de la colonisation humaine. Un classique.

– Fondation d’Isaac Asimov : un autre space-opera classique de l’âge d’or de la SF, qui parle encore une fois de la décadence puis de la renaissance d’une civilisation galactique. Il y a de bonnes idées mais le style est un peu lourd parfois !

Dune de Frank Herbert : planet-opera flirtant avec le space-opera, les deux premiers tomes de la saga sont géniaux et forment véritablement ce qu’on appelle les livres-univers. Bon, la suite se perd trop dans des considérations philosophiques obscures (je me suis arre^te après 150 pages de L’Empereur-Dieu de Dune)

– Abzalon de Pierre Bordage : un planet-opera un peu particulier (le monde principal est un immense vaisseau spatial) assez claustrophobique, mais excellent ! Les différents groupes humains sont complexes, il y a des races extraterrestres mystiques, la rédemption  est un thème central…la  suite n’est pas aussi bonne, il y a un sentiment de déjà-vu et les personnages sont moins marquants.

Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley : je n’ai pu me procurer que quelques volumes de la série, mais j’en en apprécie l’atmosphère science-fantasy, le féminisme et les interrogations sur le pouvoir !

2001, l’odyssée de l’espace d’Arthur C. Clarke : si j’ai détesté le film (je vous en parlerai dans la deuxième parite de ce dossier), le livre m’a agréablement suprise, avec la majeure partie du roman composée d’un thriller spatial suivi d’un épilogue mystique expliqué (ça aide par rapport aux visions psychédéliques incompréhensibles du film !) ! Je n’ai pas assez aimé pour lire les suites, par contre !

La cité et les étoiles d’Arthur C. Clarke : le chef-d’oeuvre de l’auteur pour moi ! Le livre a été écrit en 1956 mais l’auteur avait déjà imaginé la réalité virtuelle (avec des jeux très proches de nos JDR !), les manipulations génétiques et le téléchargement d’esprit dans de nouveaux corps…Le livre est un planet-opera, mais on découvre peu à peu un background space-opera riche qui a influencé des séries comme Babylon 5 pu Stargate !

Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams : un des classiques de la SF et de l’humour anglais qui ne m’a pas emballé. J’ai lu le roman, j’ai parfois souri, mais je n’ai pas été happé par l’histoire ou les personnages ! Je pense que c’est parce que j’ai du mal avec l’humour absurdre pur (à la Alice aux Pays des Merveilles que je n’ai pas non plus apprécié plus que ça) !

Cycle d’Ender Orson Scott Card : j’ai adoré le premier volume du cycle, certainement le meilleur de la quadrilogie qui aborde les choses affreuses que l’on fait pour gagner une guerre (et leurs conséquences psychologiques), les conséquences d’un malentendu galactique, la vision changeante de l’Histoire et de ses héros/bourreaux…la suite est moins frappante, mais elle reste très sympa (bon, Les enfants de l’esprit part un peu trop dans des délires philosophico-mystique pour moi) avec d’autres rencontres avec des races extraterrestres différentes et d’autres dangers.

La saga Vorkosigan de Lois McMaster Bujold : série de space-opera militaire (mais pas militariste), elle se révèle très distrayante et attachantes ! Miles Vorkosigan vient d’un empire traditionnaliste où les militaires sont une caste très importante et la pureté génétique et physique est essentielle. Malheureusement pour lui, suite à un attentat contre sa mère enceinte, il est né nain avec des os très fragiles. Heureusement, c’est un génie tactique et un manipulateur hors-pair et il va vite devenir indispensable avec les multiples luttes de pouvoir galactique…C’est un plaisir de voir les plans de Miles se dérouler (un peu come dans les fictions d’escroc à la Hustle) et de le voir manipuler ses ennemis et improviser en cas de problème !

Les légions immortelles de Scott Westerfeld : critique complète ici. Un excellent space-opera avec une technologie réaliste et originale, des cultures humaiens passionnantes et des personnages attachants !

– Alien Earth de Robin Hobb : superbe planet-opera avec des personnages originaux qu’on découvre peu à peu et des extraterrestres intéressants et des secrets qu’on découvre peu à peu ! Et puis, c’est Robin Hobb, donc les personnages sont forcément fouillés et son univers passionnant (bon d’accord elle s’est planté sur le protaganiste dans le Soldat-Chamane, mais c’est l’exception qui confirme la règle) !

– Ventus de Karl Schroeder : planet-opera lu durant mon adolescence et qui se rapproche de Scrapped Pincess dans les thèmes abordés (technologie vs sécurité, choix cruciaux sur les épaules d’une personne, technologie déguisée en magie) et si les détails sont flous, je garde un bon souvenir de cette lecture !

La Horde du Contrevent d’Alain Damasio : un autre roman salué par la critique que je n’ai pas aimé ! Je ne nie pas le travail sur le style, mais il m’a rebuté à force de se concentrer dessus ! Et le grand nombre de personnages m’a un peu perdu, sans compter qu’il y en a peu qui m’ont été vraiment sympathiques ! Et la fin m’a déçue et frustrée…

Cycle l’Aube de la nuit de Peter F. Hamilton : j’ai lu un tome pour l’instant mais il semble prometteur. Si lintrigue met un peu de temps à démarrer, c’est qu’il faut mettre en place un vaste univers et présenter les nombreux personnages de cette série ! Mais on voit déjà une menace galactique, des personnages aux motivations diverses et des enjeux épiques !

 

– Space-opera ! L’imaginaire spatial avant 1977 d’André-François Ruaud (essai) : s’il n’y a qu’un essai à lire sur le genre, ça doit être celui-ci ! Ludique, complet, il raconte les origines du genre, avant le phénomène Star Wars et donne des tas d’idées de lectures pour les space-operas classiques !

 

 

 

 

BD

 La rubrique sera nettement moins fournie que celle des romans: en effet la plupart du temps je lis les BD à la bibliothèque (à cause de leurs prix, surtout pour les longues séries) et je suis donc tributaire des titres disponibles sur place…Et puis, il y a moins de BD space-op’ que de BD historiques ou humoristiques !

Yoko Tsuno de Roger Leloup : une des séries BD essentielle de ma jeunesse, de nombreux albums appartenaient à la SF (voyage temporel et voyages spatiaux). On reconnaît facilement les albums faisant partie du genre (plutôt planet-opera, on se concentre sur une planète et une race extraterrestre) : Yoko porte un casque sur le logo !

Les mondes d’Aldébaran (cycle 1) de Leo : le premier cycle forme un excellent planet-opera écologique  avec des extraterrestres complexes ! Les cycles suivants sont trop répétitifs, on change juste de planète !

Lanfeust des étoiles de Tarquin et Arleston: j’avais beaucoup aimé Lanfeust de Troy et j’ai donc tenté sa suite…mais j’ai vite arrêté : jeux de mots franchements lourds, clichés…bref, à oublier !

Aquablue de Thierry Cailletaux : une série de planet-opera (qui devient plus tard du space-opera) sympthique à défaut d’être follement originale ! Le début rappelle furieusement Superman ou Tarzan avec un petit orphelin (Nao) envoyé par navette sur une planète extraterrestre…où il doit s’adapter à un environnement étranger. Des années plus tard, les Terriens redécouvrent la planète et ses richesses naturelles et une méga-corporation ont bien l’intention de l’exploiter sans tenir compte du fragile équilibre de l’éco-système. Nao rentre alors en résistance…les personnages sont attachants et on ne s’ennuit pas dans cetet BD aux accents hollywoodoens !

Sillage de Jean-David Morvan et Philippe Buchet : sans doute la meilleure série BD du genre ! Univers immense, thématiques variées, mystères des origines de l’héroïne et du sort des humains…malheureusement, je n’ai pu lire que les 3 premiers tomes, mais j’ai très envie de continuer !

Je mentionnerai aussi en passant De cape et de croc, qui n’est pas très éloignée du genre avec l’expédition lunaire et Sélénites ! Bon, c’est plus porche d’une fantaisie métaphorique à la Cyrano de Bergerac, mais quand même, l’univers graphique créé sur la Lune est superbe ! Foncez lire cette BD inclassable si vous ne la connaissez pas encore !

 

 

Dans la deuxième partie du dossier (que je posterai peut-être demain, plus probablement lundi), je vous parlerai des médias non-littéraires : films, séries, jeux vidéo, JDR et webséries ! Il s’agira sûrement encore d’un pavé ! 😉

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9 Réponses

  1. Ah, Ulysse 31 … je l’ai acheté en dvd depuis des années, je ne l’ai toujours pas revu en entier !

    Quel dossier, une fois encore ! Moi qui m’y connais peu en space opera, je reviendrai piocher ici sans hésiter ^^

    J’adore Yoko Tsuno aussi, en tout cas. Sauf les deux derniers, et le final est abominable à mon goût.

  2. Je me suis faite rare ces temps-ci, mais du SPACE OP’… Je peux que dresser l’oreille ! C’était amusant de voir ta liste et de la croiser avec la mienne, même si mes références sont plus anciennes sans doute.

    Pour ma part j’ai toujours été assez « animevore »… ou « cartoonivore », au choix. « Il était une fois l’Espace » a aussi été une oeuvre clef pour moi, d’ailleurs il paraissait au même temps que sa diffusion en images dans Télé Poche et je gardais les pages. J’adorais la musique composée par Michel Legrand. Étrangement, je n’ai pas été convaincue par Ulysse 31 plus que ça. Le mélange des genres avaient tendance à m’horripiler, et puis je trouvais cela franchement sombre… Mais je comprends ta fascination ! ^^

    J’ai beau tourner les choses dans tous les sens, je serai toujours la « fille spirituelle » (ouh, la prétention) d’Edmond Hamilton, que ce soit à travers Capitaine Flam (qui était une adaptation plus qu’honorable de son oeuvre) que de ses livres comme « Les Princes des Etoiles ». Il a été l’un des inventeurs du style, quand même (avec E.E. « Doc » Smith). Et capitaine Flam état le premier animé qui ne prenait pas les gamins pour des quiches : des véritables énigmes quasi-« policières », des notions scientifiques hallucinantes… (j’arrête ma déclaration, mais Curtis Newton restera à jamais mon premier amour !). Cela reste ma plus grande inspiration à ce jour avec Les Aventures des Galaxy Rangers.

    Tyler, c’est un excellent souvenir, même si je n’ai hélas jamais vu la fin. Il faudra que j’y remédie un jour.

    A mon époque, il y avait assez peu de livres SF jeunesse (sauf Ebly sans doute…) ou alors, ils manquainet de glamour. Je suis directement tombée dans la SF adulte vers 12 ans.

    J’ai eu ma période « Dune » (à l’époque du film, passion partagée avec deux copines ^^). J’ai aimé l »Empereur-Dieu, mais ce sont les deux tomes finaux m’ont laissée perplexe… Je n’y ai retrouvé aucune magie. Quant à Joan D. Vinge, je n’ai lu Psion que sur le tard et sans grande conviction. Mon roman « phare » restera toujours sa fabuleuse « Reine des Neiges ». Le principe des Oracles est une idée magnifique !

    J’ai lu une bonne partie des Ténébreuses, je dois avoir quasiment l’intégrale en anglais. Mais je dois avouer que le discours féministe finit par devenir usant et casser la magie… Néanmoins, c’est plus de la science-fantasy que du space’op. Dans les années 70-90, la reine du genre a quand même été C.J. Cherryh, même si son écriture demande la plus grande concentration… 😛

    Et je reste, à jamais, une immense nostalgie du space op’ de pépé, celui des années 50 : Hamilton, Williamson… ❤ Et plus tardivement, Poul Anderson (Les Croisés du Cosmos est juste INCROYABLE !)

    J'approuve totalement pour Ruaud : c'est un très bon anthologiste. Il faut que je trouve ce bouquin moi…

    J'arrête de polluer ton blog ! Hâte de voir le second chapitre ! 🙂

  3. Lynnae : merci ! 🙂
    Moi aussi j’aime beaucoup Yoko Tsuno, mais je me suis arrêté à « La porte des âmes », je crois, je n’ai pas lu les tous derniers…et apparemment je ne manque pas grand-chose !

    Flammedesnefs : j’avoue que je suis loin de tout connaître parmi les auteurs de l’âge d’or ! J’ai encore « Le pont sur les étoiles » de James Gunn qui m’attend depuis Noël, mais je n’ai encore jamais lu Dic Smith ou Edmond Hamilton, shame on me ! Quant à Captain Flam, c’était sur le Club Dorothée émission que je boycottais et dont je considérais les dessins animés stupides parce que mes soeurs regardaient (et m’infligeaient) surtout Sailor Moon, Dragon Ball Z et autre Chevaliers du Zodiaque !
    Tylor est sympa oui !
    Pour Dune, je les ai lu quand j’avais 15 ans, peut-être que je devrais retenter une relecture de la saga originale (en tout cas les 3 premiers tomes) ! Je n’ai pas lu « La Reine des Neiges », je le note ! Pour « Psion » et ses suite, je les ai lu quand j’avais 11 ans, je ne sais pas si j’aimerais autant à la relcture…

    C.J Cherryh ?? Ca ne me dit rien, tu as des noms d’oeuvres ?
    Pareil , je n’ai pas trop lu Poul Anderson à part un ou deux volumes de La patrouille du Temps qui ne m’avaient pas convaincu, mais je note Les Croisés du Cosmos ! Je note aussi Williamson !

    Oui, j’adore Ruaud et les Moutons Electriques, ils font partie des rares documentaires qui m’attirent très facilement !

    Tu ne pollue jamais mon blog, voyons, tu m’as encore donné des tas d’idées de lectures ! Je vais esayer de ne pas trop traîner pour le 2ème chapitre, alors ! 🙂

  4. OK alors ! 🙂

    C.J. Cherryh, il vaut mieux la lire en anglais… Vu son style particulier, les traductions sont une horreur. Il y a la saga Chanur, mais je pense que tu peux tenter Hestia, l’Oeuf du Coucou ou Cyteen. Elle adore explorer les relations humain/extra-terrestre (voire même, de façon subtile, les amours humain/alien). Et puis il y a des sortes de « Genhum » dans son univers, les Azi.

    Capitaine Flam, sur Club Dorothée ? 😯 Nan, c’était le clan d’en face ! La première diffusion a été sur TF1 dans les visiteurs du Mercredi puis Mercredi Moi Tout (1978-1979). Presque entièrement rediffusé un ou deux ans plus tard le samedi après midi sur la même chaîne. Après, j’avoue que j’ai perdu de vue les choses. Mais je suppose que la confusion peut venir du fait que ça a été rediffusé dans le cadre de la rétrospective « Génération Dorothée ».

    Par contre, sur Récré A2 (le prédécesseur du Club Dorothée avant que ça devienne nul par starification de l’animatrice), il y avait Albator 78 (trop sinistre pour moi), puis Albator 84 (qui m’a vraiment fait vibrer par son romantisme exacerbé : une des inspirations paradoxalement et de façon très lointaine du Premier Cercle).

    Mais bon je dois assumer que je suis vraiment vieille ! (Ahem…) ^^

  5. Oui, j’avoue qu’étant née en 1984, je ne peux pas connaître…
    Il me semble que les rediff’ des années 80/90 étaient sur TF1, chaîne que je boycottais déjà (à part un bref coup de coeur pour Olive et Tom quand j’avais 9 ans, sinon je détestais le Club Dorthée et les sitcoms AB) ! Mais je me trompe peut-être ! Il faudra que j’essaye de me procurer les animés à l’occasion !

  6. C’est vrai, j’ai un peu zappé le fait que Dorothée est passée sur TF1 après… Avant, elle était pensionnaire sur la 2e chaîne… (sur laquelle il y eu un autre animé très bien d’ailleurs : Cobra !) Quant aux émissions jeunesses de TF1, celles de Christophe Izard, bien avant la privatisation, elles étaient vraiment super.

    Mais je ne regardais déjà plus quand Dorothée est passée sur TF1 en 1987… :/ Et oui, après vérif sur la Wiki, ça a effectivement été rediffusé dans le cadre du Club Dorothée vers 1988-1989 (groumph).

    Tu peux voir le premier « voyage », L’Empereur de l’Espace, sur Daily Motion. Si tu oses, tu trouveras sans doute l’animation, la musique, tout ça très vieillie, mais il faut se remettre en contexte ! ^^

  7. J’aime bien ton intro. ce que j’aime dans le space op c’est en effet sa capacité à se poser des questions sur la place de l’homme dans l’univers et du rapport à l’Autre. Rien ne me fait plus rêver que de voir des personnages chercher à communiquer avec des ET (ce pourquoi j’ai totalement adhéré à la suite d’Ender).

    j’ai découvert la sf par « mon prof s’allume dans le noir » et ses suites XD Mais je ne me souviens pas d’autres sf jeunesse, c’était la grande mode des « chairs de poules » qui allaient plus dans le fantastique/horreur. J’ai vu quelques épisode d’Ulysse 31 mais je m’en souviens plus j’étais trop jeune. Je suis pas sûre d’aimer maintenant, je me souviens que j’avais croisé un épi y’a quelques années, et que j’avais trouvé ça chiant XD

    D’accord avec toi pour H2G2 et Fondation, moins pour le reste ^^

    « La cité et les étoiles d’Arthur C. Clarke : le chef-d’oeuvre de l’auteur pour moi ! Le livre a été écrit en 1956 mais l’auteur avait déjà imaginé la réalité virtuelle (avec des jeux très proches de nos JDR !), les manipulations génétiques et le téléchargement d’esprit dans de nouveaux corps…Le livre est un planet-opera, mais on découvre peu à peu un background space-opera riche qui a influencé des séries comme Babylon 5 pu Stargate ! »
    -> hein ?! Bon C Clarke ayant réussis à devenir imbuvable à mes yeux (j’ai tenté plusieurs bouquins de lui, et j’aime pas du tout son style) je ne tenterais probablement pas malgré des thèmes alléchant, mais tu m’intrigues ^^

    Je note pour l’antho de Ruaud ça me semble une bonne idée ça !

    sinon je peux te conseiller aussi :
    -la trilogie réalité partagée/les faucheurs/artefact de nancy Kress. c’est entre le divertissement et la hard science avec de bons moments, j’ai été fort surprise de lire des critiques négatives à l’encontre de l’auteur parce que c’est pour ainsi dire ce qui m’a fait découvrir et aimer le space op.
    – tu as dévié vers la science-fantasy, tu connais le cycle de Pern de AM Caffrey ? du même auteur en space op pur et terriblement réussis il y a « le vaisseau qui chantait » (one shot) et le cycle des Doués bien sûr (ça commence par une histoire de mutants et ça finit en space op’).
    – encore un autre : « le souffle du temps » d’Holdstock. Une ambiance à part et plutôt original avec une planète où les tempêtes peuvent déplacer des objets et des gens dans le temps.
    – on n’est plus dans le space op’, mais côté réalité virtuelle et autres mondes, y’a Autremonde de Tad Williams (longue saga de 8 tomes, l’intrigue s’étire et finit sans doute en queue de poison -pas encore lu la fin- mais pour l’univers et les persos ça vaut diablement le coup).

    Enfin tu peux piocher du côté d’Heinlein (« double étoile » entre autre) et de Wul (« le temple du passé »). En fait le space op’ était très à la mode lors de l’âge d’or.

    Dans tout ça y’a des trucs un peu triste ou violent mais rien de terrible, comme toi j’ai une sensibilité à fleur de peau là dessus. C’est sûr que le post-apo, les dystopies, l’anticipation et la new wave, encore plus le cyberpunk, sont des genres sombres et souvent pessimistes. Ils ont été voulus comme cela aussi, ils dénoncent et démontrent la bêtise humaine. Ce pourquoi je lis bcp de space op et d’âge d’or. Et de fantasy burlesque pour égayer le tout.
    (par contre high fantasy optimiste ? ça doit vraiment dépendre des cycles. Ce que j’ai lu c’est quand même les forces du mal qui rôdent et ça fiche vraiment la trouille XD Dans la roue du temps par ex.)

  8. Laqle : wow, merci pour tous ces titres, tu viens d’allonger considérablement ma PAL !
    Je te conseille quand même de tenter « La cité et les astres », c’est très différent de 2001 et consort…et l’anthologie de Ruaud est géniale !

    Oui, la Roue du Temps est plutôt sombre, mais la plupart des cycles sont pus optimistes ! Je pense à ceux de Sanderson, de Zindell, de Hobb (bon ses fins sont plutôt douces-amères, d’accord)…

  9. […] découvert que j’appréciais parfois d’analyser les choses plus en profondeur : genre (space-opera, fictions historiques) ou médium (séries, […]

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