Le diable danse à Bleeding Heart Square d’Andrew Taylor

Une bien belle découverte grâce à la blogosphère ! J’ai vraiment apprécié ce roman qui mélange policier, historique (avec des valeurs encore très victoriennes dans les années 30 !) et psychologique ! Ce sera également ma quatrième participation au challenge « God Save The Livre » !

 

 

L’histoire

Lydia Langstone, aristocrate de bonne famille, s’enfuit brusquement de chez elle après que son mari l’ai frappée. Elle trouve refuge chez son père à Bleeding Heart Square, un endroit assez étrange. Qu’est devenu la précédente propriétaire, Philippa Penhow ? Qui surveille donc la maison et pourquoi ?

Évitez le quatrième de couverture qui en dit un peu trop à mon goût !

Sur ce postulat de départ, Andrew Taylor nous brode une intrigue très prenante avec une riche galerie de personnages qui s’entrecroisent ! Toutes les couches de la société se mêlent, et je comprends tout à fait la comparaison avec Agatha Christie : on y voit ici aussi très clairement l’hypocrisie de la haute société anglaise et les difficultés des années 30 ! La montée du facisme était aussi intéressante et inquiétante. Bref, il y a une atmosphère historique assez dure et réaliste, mais pas complètement désespérée non plus (justement ce que j’aime) !

Au niveau des personnages, j’ai évidemment accroché à ceux de Lydia et Rory qui luttent pour se sortir de leurs circonstances pénibles, et j’ai trouvé Joseph Serridge intrigant, voire fascinant ! Mais sans compter ces personnages important, l’auteur parvient à nous faire vivre tout un quartier avec ses restaurants, ses voisins énervés…avec des personnagesqui prennent vie en quelques lignes et des descriptions évocatrices !

De plus, on voit les tous vraiment évoluer au fur et à mesure du livre, au fil des évènements et des révélations, ils ne sont pas passifs et immobiles (ce que je déteste, vous devez commencez à le savoir !) !

J’ai aussi trouvé assez original le fait que les héros ne soient pas prêt à tout pour découvrir la vérité : dans le contexte où ils se trouvent, ils pensent d’abord à leur survie, et c’est bien normal !

Il y a d’ailleurs une belle écriture, et la traduction est assez bonne, mis à part une expression retrouvée à 2/3 reprises dans le roman : « La chose qui me soucie », qui n’est pas français ! « La chose qui m’inquiète/angoisse/ me cause du souci », mais on dit bien « se soucier DE quelque chose » !

Enfin, c’est simplement un détail agaçant, rien à voir avec une traduction vraiment médiocre !


Spoilers sur le dénouement

Au niveau de l’intrigue policière, je l’ai trouvée très bien troussée et me suis laissée totalement surprendre par la fin : je n’aurais jamais pensé à Fenella ! Il s’agit d’un personnage plutôt secondaire, d’apparence légère, un peu profiteuse et agaçante, mais je ne la voyais pas en meurtrière !

Je me doutais que Serridge n’était pas le coupable : trop évident ! Mais je n’avais pas trop d’autres idées pour le coupable ! Je me suis aussi demandé si elle était vraiment morte ! Quand au mystérieux narrateur de début de chapitre, vu le ton très sarcastique mêlé de sympathie, je pensais que Philippa était morte mais revenait sur les circonstances de cette mort post-mortem ! De même, je n’avais pas deviné que Lydia était la fille de Serridge ! Tous l’intrigue s’emboîte, tous les personnages ont un lien avec les évènements, c’est très bien construit !

Seul petit regret sur la fin : j’ai trouvé la fin de Serridge et Fenella un peu abrupte ! Elle est glaçante à souhaits, mais elle s’arrête un peu vite à mon goût !

De même, j’aurai aimé voir quelque chose de plus concret pour la romance Lydia/Rory : ils étaient vraiment les deux seuls personnages vraiment attachants du livre et ça aurait contrebalancé un peu plus la noirceur de l’autre dénouement par un peu d’optimisme et d’amour !


Conclusion

Un excellent roman britannique avec un mystère prenant et bien conçu ! L’atmosphère des années 30 est superbement rendue à tous les niveaux de la société et on a l’impression que les personnages sont faits de chair et de sang, qu’ils pourraient exister : on a des gens méprisants et détestables et d’autres plus attachants, mais rien n’est jamais totalement noir ou blanc !

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3 Réponses

  1. Vois-tu, pour ma part, j’ai apprécié que la romance soit très loin derrière.. ça change. J’ai aimé davantage l’atmosphère que l’intrigue, en fait, qui ne m’a pas beaucoup surprise…

  2. Tu dois être plus douée que moi, je me suis laissée surprendre à plusieurs reprises !

    Je ne voulais pas que la romance soit au premier plan, mais une fin un peu plus concrète pour Lydia et Rory, ils l’ont mérité après tout ce qu’ils ont subi, à mon sens !

  3. il m’attend sur l’étagère, à te lire, j’ai hâte !

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