La machine à différence de William Gibson et Bruce Sterling

J’avais commencé ce roman un peu avant la fin du challenge Winter Time Travel. Ce roman était considéré comme un classique de l’uchronie, et surtout, il était disponible à la bibliothèque !

L’histoire :

Babbage et Ada Byron ont réussi à créer des ordinateurs à vapeur en plein XIXème siècle. La Révolution industrielle a été très accélérée, et l’histoire a changé : si la Grande-Bretagne est une puissance industrielle de premier plan, les états-unis sont très divisés. C’est dans ce contexte qu’on suit le sort de mystérieuses cartes perforées qui semblent avoir une importance capitale pour des personnages haut placés…

Je m’arrête là car le 4ème de couverture en révèle trois fois trop comme c’est régulièrement le cas, malheureusement ! Je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans le roman.

L’univers avait pourtant du potentiel, mais il nous est présenté lentement et maladroitement. Il y a quelques apparitions de personnages célèbres mais il s’agit surtout de name-dropping/ mentions pour se faire mousser ! Et le gros problème c’est l’absence de personnages principaux : on change plusieurs fois de points de vue en ayant droit seulement à quelques allusions aux personnages qu’on suivait avant !

En plus, je n’ai ressenti d’empathie avec aucun d’eux : la première fait trop victime puis trop cynique, le second est tour à tour pompeux, obtus (il croit à fond dans toutes les théories dominantes de la société sans y réfléchir 5 minutes), coincé, hypocrite et violent ! Le dernier est simplement calculateur et pragmatique, mais toujours peu attachant.

Par ailleurs l’intrigue est franchement décousue et manque de rythme : je trouve même qu’elle ne démarre jamais vraiment. Les rares moments de tension sont résolues de manière très plates et peu héroïques ! Spoilers sur la fin

Et la fin est tout aussi décevante : bon ces cartes permettent de lancer un processus aboutissant à la création d’une véritable Intelligence Artificielle…et c’est tout. On n’explore pas vraiment le futur de cet univers, ces hypothétiques I.A…le roman s’arrête là, « out not with a bang but with a whimper », sans éclat, à l’image du reste du récit !

Conclusion :

Encore un classique que je n’ai pas apprécié ! Mais c’est un problème récurrent chez moi que ça soit en littérature générale (notamment les auteurs réalistes/naturalistes) ou en SF (j’ai détesté Le Meilleur des mondes et j’ai apprécié les idées de 1984, mais pas le récit en lui-même et encore moins sa fin). Bref, les deux auteurs ont sans doute voulu exploré des concepts mathématiques/informatique de haute volée et ont oublié le récit en cours de route ! J’avais déjà lu Neuromancien de Gibson et n’avais pas été convaincu, mais il est encore plus mauvais ici, je trouve ! Je n’ai pas lu d’autres ouvrages de Sterling, mais celui-là ne me donne pas envie de m’y mettre !

Je ne vous conseille donc vraiment pas cette uchronie qui n’a pour elle que d’avoir été parmi les premières du genre !

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