Perfect Strangers : une série au charme indéfinissable

C’est encore une fois Livia qui m’a donné envie de voir cette mini-série (3 épisodes et 4h20 en tout).

Ce n’est pas mon genre de séries habituel : pas d’aspect épique, de grand mystère, de dialogues drôles et enlevés, de grands moments héroïques et intenses…

Non, la série est assez naturaliste et simple, même si les anecdotes familiales sont parfois cocasses !

Mais, commençons par le commencement, l’intrigue de la série :

Daniel et ses parents sont invités à une énorme réunion de famille. Ils n’ont pas revu le reste de la famille depuis plus de 20 ans, après un événement qui a fait du père de Daniel le mouton noir de la famille. Lors de cette réunion, il va apprendre à connaître certains membres de sa famille, apprendre des secrets sur lui et sur d’autres….

Comme vous le voyez, le pitch de départ est très simple ! Mais Stephen Poliakoff (réalisateur et scénariste) arrive à développer un petit monde attachant autour de cette famille que nous découvrons en même temps que Daniel. Il parvient à créer une proximité avec les téléspectateurs.

Le cast est génial comme d’habitude pour les séries britanniques, que ce soit Matthew Mc Fayden (Daniel), Michael Gambon en père mal à l’aise, Lindsay Duncan (Alice) ou encore Toby Stephens (Charles)…

Les personnages sont tous bien campés et très humains, il n’y a aucun manichéisme.

La série parvient à rendre la généalogie et les archives intéressantes grâce aux multiples anecdotes et secrets du passé !

Le ton de la série est doux-amer et nostalgique, la grandeur et la richesse de la famille a diminué, il y a des tensions et des blessures entre certains membres… il n’y a pas de solutions miracle rapides à ces problèmes, la fin est très ouverte à ce sujet, la série a un ton résolument réaliste.

En général j’aime les séries parce qu’elles me font voyager et me permettent de me changer les idées. Ici, c’est l’inverse : j’ai aimé la série parce qu’il est proche de mon expérience (et de celle de la plupart des téléspectateurs, j’imagine) : qui n’a pas vécu ces grandes réunions familiales où l’on ne connait pas grand-monde, les grands discours cette complicité presque immédiate entre cousins, ces cassures et non-dits pour certains… Les endroits d’une maison familiale aussi, chargés de souvenirs d’enfance et de nostalgie !

Ce n’est pas une série avec du suspens, qui tient en haleine après chaque épisode (d’ailleurs, j’ai pris mon temps pour la voir), mais je m’y suis attachée peu à peu !

Conclusion :

Je vous conseille cette série réaliste et aux thèmes universels, je l’ai beaucoup aimée ! Cependant, ce n’est pas un coup de cœur ultime pour moi : j’adore l’intensité, le suspens, et l’héroïsme et une conclusion satisfaisante dans les séries, livres, JDR… ici, on est malgré tout dans le quotidien, même s’il est très bien retranscrit et raconté ! Mais la série est très intéressante et bien jouée, définitivement à voir, même si, comme moi, ce n’est pas votre genre de prédilection !Je tenterai sûrement l’autre série de Poliakoff Shooting The Past, qui parle aussi d’histoire, de quotidien, mais du point de vue des archives et de la sauvegarde d’un patrimoine !

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