Nancy Springer : Enola Holmes

 

Enola_HolmesT1_Poche_-_Nathan.jpgEnola_HolmesT2_Poche_-_Nathan.jpg

 

Restons dans le XIXème siècle, et plus précisément dans l’univers de Sherlock Holmes dont je vous parlais l’autre jour, mais dans le domaine littéraire cette fois-ci !

Nancy Springer est une auteur américaine née en 1948 dans le New Jersey. Elle a écrit beaucoup de romans jeunesse dans plusieurs genres (fantasy, historique, animalier …).
Dernièrement, elle s’est essayée au roman policier et féministe tout en rendant hommage à un classique de la littérature.

Voici le synopsis du premier tome de la série :

S’il est une chose que j’aimerais savoir, c’est pourquoi ma mère m’a nommée  » Enola « . Enola qui, à l’envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c’est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J’ai alors été contrainte d’en informer mes frères aînés que je n’avais pas revus depuis dix ans – Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n’était pas eux qui allaient m’être d’un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n’avait qu’une idée : m’expédier en pension pour faire de moi une lady. En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J’étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n’avait pas la moindre idée. C’est donc le cœur empli d’espoir, que j’ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Ce n’est bien sûr qu’un début : Enola va se retrouver mêlée à plusieurs affaires ! Heureusement, l’intelligence exceptionnelle semble être de famille !
Eh bien, je trouve cette série très réussie ! On retrouve bien l’univers de Sir Arthur Conan Doyle : le Londres victorien, les personnages secondaires (Marie par exemple ou le clin d’œil avec la photo de femme)… tout en y introduisant un aspect moderniste : l’héroïne est naturellement féministe et rebelle, il y a une dénonciation de la misère… Les enquêtes sont bien construites mais classiques, un lecteur attentif (et adulte) comprendra souvent les tenants et les aboutissants de l’affaire avant l’héroïne !

Mais ce n’est pas le principal de cette série pour moi : Enola humanise Sherlock Holmes. J’aime bien SH, mais son côté froid, misogyne et insensible m’empêche d’être fan. Or, ici, je retrouve cet aspect humain bien construit et développé, la relation est très crédible pour moi !
Et Enola est tout à fait de taille face à son frère !
Cependant, l’auteur n’oublie pas qu’elle reste une adolescente et elle a parfois des pensées et des réactions adolescentes !

L’auteur a également su créer son propre univers avec ses personnages récurrents sur lesquels on en apprend plus au fur et à mesure.

Il y a 4 tomes sortis en Français : Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition, Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 2 : L’affaire Lady Alistair, Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs et Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l’eventail, The Case of the Cryptic Crinoline/ L’énigme du message perdu, The Gypsy Goodbye/Métro baker street (admirez la traduction fidèle !)

 

Malgré tout, j’ai trouvé  la fin un peu en deçà de mes espérances : j’en attendais sans doute trop ! Je la trouve trop brusque, j’aurais aimé voir une enquête où Enola et son frère coopéreraient pleinement !

 

Spoiler:
  Je trouve que l’enquête est trop mince, un simple prétexte à faire interagir les Holmes. J’aurai aimé voir Enola et Sherlock collaborer sur une enquête un peu plus complexe et avec plus de défis ! De plus, j’aurai aimé une confrontation d’Enola avec sa mère, là il n’y a aucun vrai enjeu puisqu’elle est morte depuis plusieurs mois ! J’aurai bien vu une enqête avec les gitans comme suspects, la mère impliqué et Sherlock et Enola en train d’essayer d’innocenter tout le monde ! bref, j’aurai voulu quelque chose d’un peu plus mélodramtique comme dirait Holmes ! Là, c’était plus un long épilogue des raltions entre Sherlock et Enola. Il y a des scènes très drôles, mais j’aurai voulu quelque chose de plus marquant. De plus, Mycroft se laisse convaincre bien vite par les deux autres ! La fin est logique, mais trop rapide à mon goût. J’aurai aussi aimé voir Enola adulte …

 

Pour conclure, une série jeunesse très sympa qui donne un autre point de vue sur Sherlock Holmes, plus humain que dans les livres originaux tout en restant crédible (le personnage a des raisons d’évoluer) avec une héroïne attachante, souvent brillante mais faillible. Le point fort de la série reste évidemment la relation et les interactions entre Enola et son frère ! Et la série se lit très facilement !

Publicités

Une Réponse

  1. […] le personnage dans Sherlock ! C’est aussi pour cette raison que j’avais beaucoup aimé Enola Holmes (même si la fin m’avait déçue) : j’aime l’aspect humain et faillible de […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :