Keith Roberts : Pavane

logouchronie.jpg

Ceci est mon premier billet pour le challenge Winter Time ! Pour mon premier roman, j’ai choisi un « classique » de l’uchronie et j’ai été plutôt déçue ! Tout d’abord, un petit résumé de l’histoire :

pavane_roberts.jpgSi la reine Elisabeth Ière avait péri en 1588 sous le couteau d’un assassin, si l’Invincible Armada avait triomphé de la tempête et vaincu, l’histoire aurait suivi un autre cours où la Papauté l’aurait emporté et où le progrès technique aurait été condamné comme démoniaque.
Au XXe siècle, des locomotives à vapeur tirant jusqu’à cinq wagons disputent les routes aux cavaliers ; les nouvelles sont transmises par des réseaux de sémaphores ; on chasse les sorcières…

J’ai trouvé ce roman intéressant mais pas captivant ! J’ai aimé le fait que développement de la technologie soit freinée par le fanatisme religieux et ce XXIème siècle avec un technologie très proche du XIXème est original ! Et j’ai aimé apprendre les raisons des agissements de l’Église à la fin du roman ! Alors, qu’est-ce qui ne m’a pas convaincu ?

C’est un ensemble de choses qui m’a déçu. Tout d’abord, le format est quasiment celui d’un suite de nouvelles dans le même univers (m^me s’il y a un lien entre certaines parties par l’intermédiaire de la famille Strange). Et puis, je n’ai pas vu l’utilité de certaines parties : le chapitre sur Rafe n’est pas désagréable, mais pas très utile (on va dire que c’est pour illustré le côté sauvage et isolé de certains endroits). Mais le pire, ça a été le chapitre sur Becky : je l’ai trouvé déroutant et inutile ! Becky est de toute évidence à moitié folle (schizophrène, peut-être ?) et on n’apprend presque rien sur le bateau blanc ! Oui, il vient des Bermudes (au début, j’ai pensé qu’il venait peut-être d’un univers parallèle pour renverser l’Église) avec de la contrebande, mais on n’apprend rien sur le but précis de l’équipage ! Et la fin en queue de poisson est frustrante !

En plus, il y a le rythme vraiment lent du roman. L’auteur nous présente des vignettes sur cet univers, des tensions existantes,mais les changements proprement dits n’arrivent qu’au dernier chapitre (certes, il est plus long que les autres, une soixantaine de pages environ), les ¾ du roman sont assez contemplatifs ! C’est d’ailleurs le seul chapitre, où j’étais complètement plongée dans l’histoire et dans l’action ! Et même là, j’ai trouvé que la fin manquait de souffle épique; c’est sans doute plus réaliste et logique au niveau historique, mais c’est moins prenant et marquant pour le lecteur !

Dans mes lectures, je préfère les romans (plus de temps pour développer une histoire, j’apprécie beaucoup les trilogies et autres sagas quand il y a matière à en faire), des personnages auxquels on puisse s’attacher et j’aime qu’il y ait du rythme, du suspens, des coups de théâtre… Ce sont ces éléments qui vont me faire accrocher, me faire veiller jusqu’à 2h du matin pour finir un roman, vouloir le faire lire à autant de monde que possible… De ce point de vue là, ce roman a échouer à me séduire émotionnellement.

Malgré tout, j’ai apprécié le petit coup de théâtre sur les motivations de l’Eglise (mais j’aurais aimé savoir comment elle a pu découvrir une telle chose en l’an 1000 ! On n’aura pas d’autres explications…) et j’ai trouvé l’univers présenté cohérent. J’ai bien aimé le personnage d’Eléanore, même si j’ai trouvé que sa fin manquait de flamboyance (« Out not with a bang, but with a whimper » comme disent les Anglo-saxons). Et puis, même les autres chapitres (à l’exception de celui de Becky) sont plutôt bien écrits et pas désagréables à lire : ils mettent en scène le quotidien de cet univers différent du nôtre. Grâce à ces éléments, ma lecture est resté intéressante.

Pour conclure, j’ai apprécié ce roman au niveau intellectuel pour son univers cohérent (mais la fin est trop rapide et en coulisse de l’héroïne) mais au niveau émotionnel, je n’ai été happée qu’un court instant et la fin m’a semblé un peu fade, presque bâclée. Très loin d’être un coup de cœur, les quelques mérites de ce roman pourront peut-être intéresser les curieux et les fans d’uchronie.

P.S. : j’ai déjà commencé un autre roman qui rentrera dans le challenge le tome 2 de la série des Thursday Next de Jasper Fforde, Lost in a Good Book ! Il porte bien son nom : pour l’instant j’adore (il faut dire que j’avais déjà beaucoup aimé le tome 1 et son mélange de SF orwellienne,de littérature et d’humour anglais) !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :