Bilan littéraire 2010 : deuxième partie

Suite et fin de ce bilan 2010 où j’évoque mes découvertes littéraires !

 

Catégorie : romance vintage

L’Amour comme par hasard d’Eve Rice : Un livre très agr »able à lire, qui recrée à merveille l’ambiance de l’après-guerre, le début du rock américain en Grande-Bretagne et la heute société anglaise de cette époque ! La romance est bien écrite et les personnages secondaires sont presque tous excentriques et dotés d’un fort caractère !Ca compense un peu le côté naïf et timide de l’héroïne, involontairement étouffé par sa mère, mais elle évolue au fur et à mesure du livre !
Catégorie : « Dommage que je les ai lus en 2009

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer, Annie Barrows : Un énorme coup de coeur pour ce livre, dont l’auteur a adoré 84 Charing Cross Road et ça se voit ! C’est aussi un roman épistolaire, avec un personnage principal écrivain pleine d’humour qui découvre une petite communauté à Guernesay ! On y parle d’un personnage absent qu’on découvre uniquement par ses amis, de la vie quotidienne sous l’Occupation et de l’après-guerre, de romance, de lecture et d’écriture… A lire, c’est très bien écrit, drôle et touchant !

Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh : un roman jeunesse qui raconte la vie souvent difficile de 5 soeurs (un peu comme Les Trois mousquetaires où ils étaient 4 !) après la mort de leurs parents. L’ainée est majeure et s’occupe de la fratrie. J’ai adoré ces soeurs si différentes (ma préférence va à Hortense la rêveuse timide, puis à Enid la casse-cou), leurs mésaventures et leur évolution… Le roman est bourré d’humour, de jeux de mots et d’allusions littéraires ! C’est un peu Les Quatre filles du Docteur March (dojnt l’auteure est fan) version XXIème siècle !

Miss Charity de Marie-Aude Murail : Un autre roman jeunesse génial ! Cette fois-ci, l’auteure rend hommage aux classiques de la littérature anglaise du XIXème en racontant la vie de Charity Tidler (qui suit vaguement la vie de Beatrix Potter, illustratrice pour enfants de la fin du XIXème siècle). On y trouve une représentation étouffante de la société victorienne, une héroïne rebelle et féministe et un personnage masculin sexy et fascinant ! En plus le livre est superbement illustré par Philippe Dumas !

Abarat de Clive Barker : Une jeune fille d’une ville américaine perdue se retrouve dans un monde fantastique qui lui est étrangement familier… Le livre évoque clairement Alice au Pays des Merveilles, Le Magicien d’Oz ou même L’histoire sans fin. L’auteur a su créer un univers envoûtant et inquiétant avec des créatures originales et étranges ! Il est écrit et illustré par l’auteur, et cet univers effrayant et attachant  m’évoque aussi Tim Burton (notament les heures de l’obscurité). Le méchant est cruel et terrifiant, mais aussi pathétique et tragique pour de bonnes raisons. L’héroïne est bien campée, elle a un fort caractère, et vous devez commencer à savoir à quel point c’est important pour moi ! Le seul problème, c’est qu’on ne sait pas quand la suite paraîtra (il y a deux volumes sortis pour le moment) !

Doctor Who (Complete Eighth Doctor Comic Strips) d’Alan Barnes, Scott Gray et Gareth Roberts : Les comics de Doctor Who sont souvent sympathiques mais pas inoubliables. Ce n’est pas le cas ici : le 8ème Docteur ayant été très peu développer à la télévision, les auteurs disposent d’une grande liberté pour le faire dans ces comics ! Les compagnes peuvent aussi être extraterrestres (peu pratiques à la télé où il faudrait les maquiller tous les matins !), avec des scène parfois dantesques ! Il y a aussi une espèce de « saison » avec un arc qui apparaît peu à peu, comme dans la série moderne, et avec de nombreuses allussions aux aventures passées. Le Docteur vit ici des aventures épiques et passionantes !

 

Catégorie : (re)découverte de classiques

Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas : je l’ai relu cette année, toujours avec autant de plaisir que la première fois ! Cette machination affreuse et égoïste, les tragédies humaines qui en découlent, la vengeance minutieusement et machiavéliquement préparée, tous ces éléments font de ce long roman une oeuvre magistrale, ma préférée de cet auteur.

David Copperfield de Charles Dickens : mon roman préféré de Dickens avec son héros naïf mais attachant, ses personnages secondaires inoubliables, ses péripéties parfois improbables mais pleine de suspens…

Lolita de Vladimir Nabokov : j’ai dû me forcer à plusieurs reprises à continuer le roman : le sujet est évidemment choquant ! Toutefois, l’auteur ne soutient absolument pas les vues de son narrateurs, il démonte ses excuses et montre à quel point il est dans le faux. Et l’écriture est vraiment belle. Le roman n’est pas un coup de coeur, mais il est facscinant, dérangeant et très intéressant au niveau littéraire.

Les boucanières d’Edith Wharton : un livre de Wharton qui n’est pas une tragédie affreuse, incoryable, non ! En fait l’auteure est morte sans avoir écrit la fin et c’est quelqu’un d’autre qui s’en est chargé, ça explique sans doute que le roman ne soit pas aussi pessimiste que d’habiutde ! Le roman montre bien le clash entre « léliteé américaine et l’aristocratie anglaise, les valeurs différentes et les tensions qui en découlent.

Catégorie : documentaires

Space-opera ! de André-François Ruaud, Vivian Amalric : Un très bon moyen de découvrir l’histoire du genre, ses clichés,leur évolution et d’avoir plein d’idées
de lectures !

Steampunk ! de Etienne Barillier, Raphaël Colson, et André-François Ruaud : Même principe que pour le précédent, avec de très belles illustrations d’obets et costumes steampunks !

Les nombreuse vies d’Arsène Lupin de André-François Ruaud, Jacques Baudou, Anthony Boucher, Laurent Doublet, et al. : une biographie complète du personnage comme s’il avait vraiment existé, idéal pour connaître un personnage à fond et l’inclure dans l’Histoire (un scénario historique de Doctor Who, par exemple) !

Les nombreuses vies de Jane Austen de Isabelle Ballester, John Kessel, et André-François Ruaud : une biographie très intéressante qui parle aussi des membres de sa famille qui ont eu une influence sur sa vie. La biographie romance sa « rencontre » avec ses personnages de roman (c’est le principe de la collection) !

Lire Lolita à Téhéran de Nafisi, Azar : c’est pour meiux apprécier ce livre que j’ai lu Lolita. Il est très intéressant, on voit vraiment la vie quotdienne en Iran, les petites vexations… et on parle de littérature anglo-saxonne, de ses thèmes universels et de comment ils peuvent s’appliquer à la situation de l’Iran. De fasciants portaraits de femmes différentes, mais qui souffrent des lois de leur pays.

Doctor Who: The Writer’s Tale de Russel T. Davies et Benjamin Cook : Un livre sur l’écriture et ses difficultés, ses joies et ses découragements, d’où vient l’inspiration… le tout sur ma série préférée ! En plus, on a des bonus avec des dessins humoristiques de Russel, on voit « ce qui aurait pu être »… Indispensable si on s’intéresse à l’écriture et/ou si on est fan de la série !

Turner : L’incendie de la peinture : un livre qui vaut surtout pour ses reproductions : Turner est un de mes peintres préférés ! Il est pré-impressioniste (mon courant de peinture favori), mais son jeu des couleurs, ses tableaux où l’on devient les objets sont magnifiques !

 

Catégorie : déception

Le bon larron d’Hannah Tinti : le roman se veut dickensien, mais il n’en est qu’une caricature pour moi. Héros qui change trop vite, personnages secondaires caeicaturaux mais pas drôles, univers peu logique (une espèce d’Amérique fantasmée matinée d’Angleterre victorienne et de misère moyen-âgeuse)… Et en plus, la couverture française est horrible (on sent la mode Twilight) !

Poussière de Rosamund Lehman : Oh, une héroïne passive qui se laisse manipulée par ses voisins ! L’héroïne nous raconte ses atermoiements amoureux, est particulièrement naïve (voire stupide et parfois cruelle ! ) et il ne se passe pas grand*chose. L’écriture est belle (mais certains passages sont très sentimentaux, un peu articiels voire Harlequin !), mais c’est un roman contemplatif, et je n’aime pas ça.

Au Bon Beurre : Scènes de la vie quotidienne sous l’occupation de Jean Dutourd : les « héros » sont des personnages égoïstes, opportunistes et injustes. Il y a aussi un Don Quichotte naïf. Impossible de m’attacher à quelqu’un dans ce roman, et la fin m’a particulièrement frustrée ! C’est dommage, les illustrations de Philippe Dumas sont très belles, mais lire des personnages bêtes et méchants réussir leurs petites combines et profiter d’innocents, ça ne m’a pas plu !

Enola Holmes : The Case of the gypsy goodbye de Nancy Springer : la fin est trop rapide et décevante, il n’y a pas de vrais enjeus dans cette enquête. C’est dommage, j’aurais voulu voir les Holmes collaborés sur une enquête particulièrement difficile !

Treize petites enveloppes bleues de Maureen Johnson : encore une héroPine qui se laisse balader sans vraiment chercher à percer le mystère qui entoure les derniers jours de sa tante et qui a souvent un comportement stupide et moutonier ! Et puis, il y a un fil conducteur trop mince , il s’agit avant tout d’une suite d’anecdotes de voyage rarement très drôles !

Martin Eden de Jack London : le roman est très bien écrit et intense ! On y voit aussi les différences de classes aux Etats-Unis. Alors, pourquoi ne l’ai-je pas aimé ? Le ton est assez cynique, à l’image du héros, c’est intéressant, mais il ne m’a pas paru très attachant, du coup. Et finalement, la fin ne m’a du tout plu, je veux bien que tout ne finisse pas toujours bien, mais là, c’est le héros qui provoque cette fin !

Auprès de moi toujours de Kasuo Ishiguro : on m’avait conseillé ce livre, en me disant que j’allais être renversée par un coup de théâtre. Alléchée, j’ai attendu, attendu…il n’est jamais venu ! Peut-être que la « révélation » du roman sur le fait qu’ils soient des clones est inattendue si on ne lit pas de SF (le roman est classé en littérature générale, sans doute parce que l’auteur est trop « sérieux » pour être classé en SF ! Rien, que ça, ça m’a agacé !), mais pour ma part, j’avais deviné qui étaient les personnages au bout de quelques pages à peine ! En plus, je n’arrive pas à comprendre ces personnages résignés à leur destin : pourquoi ne luttent-ils pas ?!? Ils ont toutes les raisons de le faire, ils sont libres de leur mouvement et ont pu découvrir le monde extérieur après leur école, alors pourquoi ne tentent-ils rien ?? Encore une fois, ça ne m’aurait pas dérangé que ça finisse mal, mais pas que les héros ne fassent rien pour lutter contre leur destins tragiques !J’ai été d’autant plus frustré qu’on m’en avait dit beaucoup de bien et que je me suis forcée à le finir !

 

Voilà pour ce bilan 2010, j’ai fait de belles découvertes, dont certaines vraiment inattendues (en grande partie grâce aux blogs et forums littéraires), j’ai connu des déceptions évidemment, mais j’ai bien l’intention de continuer à parfaire et élargir ma culture littéraire en matière de classiques (j’ai une mauvaise image de nombreux classiques français, j’essaierai de voir s’il y a des perles que je n’ai pas lu), lire un peu plus de littérature contemporaine générale et peut-être faire des challenges pour me pousser à tenir ces bonnes résolutions !

 

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